Qu’est ce qu’un projet d’accueil ?

Le projet d’accueil est un document qui décrit les objectifs et méthodes de travail de la structure. Il est élaboré par les assistantes maternelles à partir d’échanges autour des pratiques professionnelles et permet de préciser les choix éducatifs de l’équipe. Il est également communiqué aux familles comme base d’échange.
Le projet d’accueil définit les besoins fondamentaux du jeune enfant : boire et se nourrir, dormir, veiller à sa sécurité, être propre, développer sa motricité, communiquer, jouer, respecter son rythme de développement. Il est essentiel aussi que l’enfant se sente respecté, aimé et accompagné.
Les assistantes maternelles accompagnent au mieux l’enfant en respectant ses besoins et créent une relation bienveillante, chaleureuse et stable.

Adaptation

Tous les enfants accueillis ont un temps d’adaptation progressif.

Proposition d’un temps d’adaptation :

  • un premier temps avec les parents et l’enfant: échange sur les habitudes de la maison (rythme, alimentation, sommeil,…)
  • un ou plusieurs temps d’éveil avec l’enfant pour une séparation en douceur.
  • un temps de repas
  • un temps de sieste suivi d’un temps d’éveil
  • une journée complète

Tout au long de l’adaptation l’enfant et sa famille seront accueillis par son assistante maternelle référente.
La MAM « les ptites marmailles » est aussi ouverte à l’accueil d’enfant porteur de handicap en partenariat avec les professionnels intervenant auprès de l’enfant.

L’accueil au quotidien

Le moment d’accueil est un temps privilégié et convivial pour rassurer et mettre en confiance tant les parents que l’enfant.
Afin que l’enfant se sente accueilli, un espace de vie lui est réservé « sous forme de casier ». Il peut, accompagné de son parent, y déposer ses propres affaires.
Chaque enfant a également un carnet de liaison, qui fait le lien entre la maison et la M.A.M pour noter les éléments ou évènements importants vécus à la M.A.M. L’échange oral est aussi privilégié. Nous apportons une grande importance à la communication entre les parents et l’assistante maternelle. Il permet la continuité et la transition entre la vie familiale et collective.
Puis lorsque ce temps d’échange a eu lieu l’enfant et son parent se disent au-revoir au travers de rituels (changer de bras, câlin à doudou, aller jouer, au-revoir à la fenêtre…).
Respecter les rythmes et les besoins de chaque enfant
Dans un accueil plusieurs temps de soins sont prodigués à l’enfant.
• Le change
• L’alimentation
• Le sommeil
C’est au travers de ces temps de soin où l’assistante maternelle référente prend en charge individuellement l’enfant que celui-ci va pouvoir se sentir en sécurité et ainsi développer une relation de confiance de qualité avec l’adulte. Cette sécurité physique et affective est indispensable à son développement harmonieux et à son autonomie.

Le change

Le change est un moment de relation individuelle entre l’adulte et l’enfant. Sa pudeur est respectée.

Le confort de l’enfant est recherché. Sa couche est vérifiée au coucher et au lever de sieste, ainsi qu’à plusieurs reprises dans la journée. Elle est changée dès que le besoin se fait sentir. C’est aussi l’occasion de vérifier si l’enfant a besoin d’être mouché. L’enfant n’appréciant pas toujours d’être déshabillé ou manipulé, il est rassuré par des paroles ou bien des gestes qui peuvent l’aider dans la découverte de son corps. Des jeux peuvent lui permettre de patienter. C’est un moment pour apprendre à se connaître.

Apprentissage de la propreté :

Puis arrive une étape importante dans l’acquisition de l’autonomie de l’enfant : la propreté sphinctérienne. Elle se met en place vers 24-30 mois, pour des raisons de maturité intellectuelle et affective. L’enfant doit comprendre ce qu’on lui demande et avoir envie d’être grand.

Nous laissons aux parents l’initiative de la mise en place de la propreté. Le pot peut être proposé en accord avec l’enfant et les parents. Cela doit rester un moment ludique. La cohérence entre le domicile et la M.A.M. est indispensable. Certains signes indiquent que l’enfant est prêt, par exemple lorsque la  couche est sèche au moment des changes, lorsqu’il s’intéresse plus précisément aux toilettes ou pot…

L’attitude de l’adulte  est essentielle : écouter, encourager, dédramatiser la situation, être patient et indulgent.

L’acquisition de la propreté faite dans de bonnes conditions, évite des troubles par la suite et favorise l’estime de soi. Pour cela les demandes de l’adulte s’adaptent aux possibilités de l’enfant dans un climat de douceur et tendresse.

Pour aider l’enfant il est important :

  • De lui donner le goût de la propreté en le changeant fréquemment
  • Placer le pot dans un lieu repérant (les toilettes) et lui proposer d’y aller
  • Mettre des vêtements faciles à enlever et à remettre

L’alimentation

A toute âge le repas est un acte social de communication, c’est ainsi que dans la plupart des cultures, les échanges, la convivialité s’expriment autour du repas.

L’allaitement maternel :

Il nous semble important de pouvoir accueillir les mamans qui poursuivent l’allaitement en leur proposant un espace isolé, au calme pour nourrir son enfant sur les temps du midi essentiellement. Il est possible d’emmener le lait maternel décongelé que nous prendrons soin de conserver dans une partie réservée du réfrigérateur.

Le repas :

Le temps du repas est pour l’enfant :

– Une découverte sensorielle sur les plans tactile, visuel, olfactif et gustatif.
– Un espace de socialisation (règle de vie).
– Un moment d’échange qui crée une relation privilégiée avec son assistante maternelle référente particulièrement pour les bébés.
– Un repère dans le temps qui le rassure.

Selon l’âge de l’enfant, les repas présentent quelques particularités.

Chez les petits : les rythmes individuels sont respectés, les repas sont donnés dans les bras pour les biberons et dans les transats ou une chaise haute selon le développement moteur de l’enfant. L’assistante maternelle s’occupe d’un seul enfant à la fois.

Chez les plus grands : Les rythmes sont plus collectifs. Un temps chanson marque le rituel d’avant repas. Les enfants vont ensuite se laver les mains puis ils s’attablent. Ils sont installés sur une table adaptée à leur taille. Les assistantes maternelles incitent les enfants à goûter de tout sans insister. Dès qu’ils en sont capables, ils participent  (par exemple : enlever la peau de leur banane, le couvercle des yaourts). Après le repas, ils se nettoient la bouche et les mains avec un gant de toilette mouillé.

Le sommeil

Le coucher représente une séparation, l’enfant doit donc se sentir sécurisé. C’est un besoin vital pour les enfants de pouvoir se reposer dans un endroit calme dans lequel il a ses repères.

La MAM possède 3 chambres. Les enfants sont d’abord par âge puis ce sont les rythmes de sommeil qui dictent la répartition des enfants par chambre. Pour respecter ses habitudes, l’enfant est couché soit dans un lit à barreaux, soit dans un lit bas, attitré.

Chez les plus petits : Dès que l’enfant montre des signes de fatigues, l’assistante maternelle référente lui annonce qu’il va être couché. Changer la couche et chercher le doudou et/ ou la tétine, quand il en utilise, participe au rituel du coucher. Enfin lorsque l’enfant se lève il peut être installé confortablement dans la pièce de vie. Les bruits familiers et la proximité des adultes l’aide à se détendre.

Chez les plus grands : la préparation à la sieste est collective. Les enfants se préparent ensemble, se déshabillent seuls quand ils le peuvent. Ils sont ensuite accompagnés jusqu’à la chambre et s’installent dans leur lit. Les volets sont fermés, la lumière est tamisée, le ton de la voix baisse. Une assistante maternelle peut raconter une histoire et rester jusqu’à l’endormissement. Si malgré tout il ne dort pas après une demi-heure, nous n’insistons pas, il est relevé.

Chacun dort selon ses besoins. Au lever les enfants peuvent jouer tranquillement dans la pièce de vie pour un réveil à leurs rythmes. C’est un temps de transition entre le sommeil et le retour à la vie en collectivité.

Le rythme de sommeil de l’enfant peut être différent entre la M.A.M et la maison. Ceci peut s’expliquer par les multiples sollicitations de la vie en collectivité, (nombre d’enfants, d’adultes, stimulations différentes…)

Certaines habitudes sont délicates voire impossible à reproduire en collectivité.

Veiller à la sécurité physique et affective de l’enfant

L’enfant a besoin de sécurité tant physique qu’affective pour se développer harmonieusement.

La sécurité physique

La sécurité physique est le fait de proposer un environnement adapté dans lequel les enfants peuvent évoluer sans se mettre en danger.

Au quotidien nous veillons à ce que le matériel ne soit pas source de danger pour les enfants.

Les assistantes maternelles veillent à créer des espaces sécurisés, des propositions de jeux et d’activités adaptées en fonction de l’âge des enfants et de leurs besoins.

La présence constante et active d’une ou de plusieurs assistantes maternelles dans la pièce de vie est primordiale.

Cette sécurité doit permettre à l’enfant de développer sa motricité en se déplaçant librement.

La sécurité affective

Il s’agit d’apporter à l’enfant un environnement psychologique stable et serein.

La sécurité affective est favorisée par des relations chaleureuses, bienveillantes entre les enfants et les assistantes maternelles. L’assistante maternelle référente veille à créer une relation de confiance en étant une personne ressource. Elle est vigilante aux comportements de l’enfant (pleurs, signes de fatigue, besoin de portage…). C’est pour cela qu’il est important de mettre des mots sur ce que vit l’enfant au quotidien, ces émotions. En nommant nos gestes, nos actes, nous favorisons le sentiment de sécurité et nous lui permettons de se sentir respecté, rassuré.

La sécurité affective passe aussi par les règles données à l’enfant. Celles-ci sont posées en fonction de l’âge de l’enfant et de sa maturité.

Favoriser le développement de l’autonomie et la socialisation

L’autonomie

L’apprentissage de l’autonomie se fait tout au long de la vie. Elle permet d’acquérir de nouvelles compétences et de devenir indépendant. Chez le bébé et le jeune enfant l’autonomie s’acquiert grâce à l’expérimentation, l’imitation de l’adulte mais aussi par la pose du cadre avec des repères.
Favoriser l’autonomie de l’enfant, c’est l’amener à avoir conscience de soi. Pour cela il faut qu’il puisse se séparer .L’acquisition du « non », puis du « moi » et enfin du « je » signe cette évolution. Il est primordial que l’enfant ait envie de grandir, de faire seul et de prendre des initiatives
Pour l’aider, il est important d’appeler l’enfant par son prénom, lui parler, s’adresser à lui verbalement et par le regard. La présence rassurante de l’adulte (climat de confiance, disponibilité, stabilité relationnelle), et des interactions adultes/enfants de qualités valorisent l’enfant.
Pour nous, assistante maternelle, il est nécessaire de prendre le temps d’observer ses acquisitions. C’est un point important à aborder avec les parents afin d’adapter nos propositions au sein de la M.A.M. L’enfant a aussi le droit de refuser voire de régresser. L’adulte lui fait confiance et le laisse faire ses choix.

La socialisation

La socialisation permet d’apprendre à tout individu de vivre en société en intériorisant des règles et normes. L’échange, le partage, la prise en compte de l’autre en sont des expressions.
La famille est le premier lieu de socialisation de l’enfant. Petit à petit, il va être amené à entrer en relation avec d’autres personnes de son entourage. La socialisation se fait par étape. Les expériences sont nécessaires, l’enfant a besoin de se confronter aux autres par la communication corporelle puis verbale (expressions de ses émotions : joie, peur, tristesse…). L’adulte est présent pour mettre des mots et l’accompagne par la parole et par la mise en place d’activités en petits groupes.
L’ouverture vers l’extérieur et la possibilité de créer des liens contribuent à la socialisation de l’enfant.

Contribuer à l’éveil de l’enfant

La motricité libre

motricité libre

C’est laisser la possibilité à l’enfant de découvrir son corps, d’explorer ses capacités, lui permettre de passer à l’étape suivante de sa motricité quand et comme il le souhaite.

Le jeu

En plus de la qualité des soins donnés et le respect de ses rythmes, l’enfant a besoin d’un milieu qui favorise l’éveil de ses sens et de son esprit.
Des jeux libres ou des activités plus encadrées lui sont proposés, selon son âge, ses envies, ses besoins.
L’enfant joue spontanément et fait des expériences qui l’amènent à comprendre le monde qui l’entoure. L’aménagement de l’espace et les jeux à disposition vont favoriser ses découvertes. Dans la vie courante, à travers de nombreuses occasions, l’enfant va pouvoir entretenir sa curiosité. Chaque découverte, observation, participent à son éveil. L’enfant se développe, s’éveille et s’épanouit en répétant des expériences, il faut donc lui laisser le temps d’expérimenter par lui-même et ne pas faire à sa place. Ce qui compte ce n’est pas le résultat, mais le chemin qu’il aura emprunté pour y parvenir.
A chaque âge correspond des besoins spécifiques en jeux.
Au début les jeux libres dominent et les jeux permettent à l’enfant de manipuler, de déchirer, de déménager, de mélanger, de déplacer, de lancer, de jeter : jeux à taper (instruments de musiques, ballon : certains à disposition, d’autres amené ponctuellement), de construction, de manipulation (crayon, peinture, pâte à modeler), de transvasement, cache-cache,… Mais aussi chansons, comptines, livres pour échanger, développer son vocabulaire, laisser libre cours ses pensées.
Puis en grandissant, l’enfant apprécie tout particulièrement de pouvoir imiter l’adulte, tout en laissant parler son imaginaire (dinette, voiture, déguisements…) mais aussi de pouvoir courir, sauter, pédaler et explorer les possibilités de son corps (vélo, marche à pied, toboggan, …). Il aime généralement les activités encadrées (pâte à modeler, cuisine, éveil musical) les jeux d’association (puzzle, mémo, …) les jeux favorisant la motricité fine (crayon, gommettes, …) et les jeux de collaboration (jeux à règles).
L’adulte est là pour accompagner l’enfant dans ses découvertes, ses capacités mais aussi ses hésitations. Pour les activités, il s’agit de favoriser la créativité de l’enfant l’aider à découvrir ses compétences. Ces propositions rythment leur quotidien.

Co-éduquer : la communication entre parents et assistantes maternelles

L’accueil

Accueillir, c’est s’ouvrir aux autres, les accepter tels qu’ils sont avec leurs différences, leurs histoires, … C’est faire une place.
Au sein de la M.A.M. les échanges avec les parents permettent aux assistantes maternelles de s’ajuster au plus près des habitudes et du niveau d’éveil de l’enfant. Elles peuvent conseiller les parents qui le demandent.

Les attentes parents – assistantes maternelles

Les attentes de chaque parent vis-à-vis de la MAM sont différentes. Certains délèguent des points de l’éducation (acquisition de la propreté, éveil, …) d’autres demandent le prolongement de ce qui se fait à la maison.
La confiance et le respect sont des éléments bénéfiques pour l’enfant, qui sent une cohérence entre les adultes qui l’entourent.
Les limites du règlement de fonctionnement concernant l’hygiène, la sécurité, la responsabilité restent une référence, tout comme celles du projet d’accueil.
Des désaccords peuvent apparaître. L’équipe cherchera à proposer des pistes, des terrains d’entente pour qu’il n’y ait pas d’incidence sur l’accueil de l’enfant. Les malentendus seront discutés pour que les tensions s’apaisent. Les remarques des parents nous permettent de progresser.

Journée type

6H30 : Ouverture, Accueil des enfants, jeux libres
7h30 / 9h : Petits déjeuners et habillage
9h / 9h30 : Sorties, activités ou temps libre
11h : Retour au calme avant le repas
11h30 : Repas des enfants
13h : Siestes des enfants
14h : Réveil échelonné des enfants et temps calme
15h30 : Goûter
16h30 : Départs échelonnés des enfants temps de jeux
19h30 : La MAM ferme ses portes